Pensionnat Phoebe

Ne serait-ce pas beau, un monde où nous serions tous amis ?
 
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 Toya Hanabusa ~ 100%

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Toya Hanabusa

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MessageSujet: Toya Hanabusa ~ 100%   Mer 17 Oct - 19:30



CARTE D’IDENTITÉ


Prénom & Nom : Toya Hanabusa
Surnom : Aucun pour le moment !
Age et date d'anniversaire : 25 ans 21 Septembre
Sexe : Mec, pur jus !
Orientation sexuelle : Bi à forte tendance gay
Type de Yajuu : Aquatique
Race : Seiuchi (Morse)
Rang : Professeur d'Histoire de Rakuen.
Classe : /

Don : Ecriture ténébreuse
Informations:
 




C'EST L'HEURE DE L'INTERVIEW.

As-tu un Don de naissance ? : Nop !
Depuis combien de temps es-tu au pensionnat ? : J'y étudiais avant de devenir professeur. Donc 4 ans, à peu près.
Pourquoi es-tu venu au Pensionnat Phoebe ? : Pour être enfin libre de ma famille.
Quel est ton rêve le plus secret ? : Je n'en ai pas
Serais-tu prêt à mourir pour quelqu'un ou quelque chose ? : Oui, sans le moindre doute ! Mais il faudra que ce soit quelqu'un d'important, ou quelque chose aussi.





TOI ET JUSTE TOI.

Physique.

Un jour, alors que je me promenais dans cette ville dans Rakuen, je l'ai vu, ce jeune professeur. Et j'avoue avoir été choqué. Il était là, devant une boutique quelconque, et je ne pouvais détacher mon regard de lui. Tellement beau qu'il était, je vous le jure ! En tout cas de mon avis. Sa peau légèrement mate luisait au soleil. Tout son être se reflétait dans la vitre, et bien que ses yeux petits et un peu bridés soient d'un rouge similaire au sang, il avait un regard si doux que je fondis sur place. Puis j'avoue m'être mis à rire en le regardant froncer ses sourcils fins et clairs quand des passants lui jetaient un coup d’œil. De toute évidence, il ne souhaitait pas être démasqué de sa douce contemplation. Mais dans ses prunelles sanglantes, on pouvait presque facilement remarqué ce voile sombre teinté de tristesse, de beaucoup de larmes refoulées, et de rage ravalée. Rien que dans ce regard, l'on pouvait deviner un tant soit peu son caractère.
Ensuite, j'ai fini par lâcher la vitre des yeux pour l'observer plus en entier. Si l'on partait du bas, je voyais de longues jambes, plutôt fines, sûrement le slim qu'il portait et que d'habitude je trouvais ridicule sur des hommes qui lui donnait cet effet de minceur au niveau des jambes mais je me doutais qu'elles devaient être musclés en dessous. D'un point approximatif, sa taille devrait se situer entre un mètre soixante quinze et un mètre quatre vingt cinq. Il n'y avait certainement pas que son pantalon qui le rendait fin, il ne semblait pas peser beaucoup, et donc avec encore un avis très peu conseillé de croire, ce jeune homme devait bien faire soixante cinq kilogrammes, ou aux alentours. Rien de bien lourd vraiment.
Mes yeux ont lentement remonté le long de son corps, pour voir la musculature que je ne pouvais définir que de parfaite - ce qu'il fallait où il fallait, sans de surplus, mais tout de même bien visible. Il avait des bras costauds, et je ne doutais pas une seule seconde que son poing me ferait mal. Plus haut encore, tout en haut même, j'ai regardé avec attention ce qui lui servait de chevelure. Un seul mot : bataille. C'était exactement ça ! Un champ de bataille, ni plus ni moins. Ses mèches étaient toutes assez claires, châtain qu'il était. Ses cheveux mi-longs se terminaient au même point que son dos se commençait. Quelques mèches retombaient sur son visage, seul son œil droit était parfaitement libre de sa vision.
Et là, une personne vint à sa rencontre. Puis son regard tendre changea du tout au tout, de même pour son expression. Il ne revêtait que haine, mais pas au point d'avoir l'envie de tuer, juste celle que l'on a lorsque l'on croise notre pire ennemi. En le voyant ainsi, il était d'une autre catégorie, il paraissait plus cool, mais plus effrayant aussi, plus féroce et violent. Beaucoup, tout comme moi, préféreront son autre face, celle qu'il cache un peu aux autres. Ce côté mignon de lui.
J'ai eu l'occasion de noter quel était son style vestimentaire. Plutôt décontracter, il optera plus pour un jean lambda avec un T-shirt de même, qu'un costume. Et pourtant, sachant qu'il s'agit d'un enseignant, il se soigne un minimum, pour ne pas faire mauvaise impression, c'était clair. Mais il gardait une touche de soi-même, et ne se prenait apparemment pas trop la tête avec ça. Il a tendance à favoriser les tons sombres !
Par contre, cet homme ne porte généralement pas d’accessoires. Peut-être une lanière en cuir autour du poignet si ce n'est une montre. Il lui arrive de porter des piercings sur ses oreilles percées d'un peu partout, ou alors de garder un collier avec des plaques militaires au bout. La seule chose qu'il garde constamment sur lui, c'est une bague en argent, autour de son majeur gauche. Un souvenir de sa chère sœur dont il ne se séparerait pour rien au monde, bien qu'elle n'est qu'une valeur sentimentale. Je le sais grâce à mes superbes recherches ! Il m'intéresse après tout..


Caractère.

Ce fut un autre jour que j'en appris plus sur lui. Au premier abord, il m'avait parut difficile, dur à approcher, alors qu'il en était tout autrement de son côté. Même en étant enseignant, il ne semblait l'être que pendant ses cours, où il était d'un sérieux exemplaire mais dont quelques blagues pourraient glisser sur son visage plissé de concentration un beau sourire amusé. Puis il était assez taquin avec ses élèves, il avait l'air de tous les aimer, même les plus turbulents, les plus insolents, ils étaient pour lui, tous logé à la même enseigne.
L'histoire, en particulier celle de Rakuen, le fascine au plus haut point. Il m'a raconté que depuis tout petit, il s'y intéressait, et que donc son métier était précisément ce qu'il désirait. Pouvoir enseigner la chose qui le passionnait tant semblait n'être qu'un rêve, mais maintenant, ça ne l'était plus : c'était une réalité magnifique. Il avait atteint son but après tant d'efforts, et il se sentait épanoui.
Un jour, il m'a confié ses secrets de famille, qui n'étaient pas si confidentiels si on fouillait un peu. Et j'ai dès lors compris d'où lui venait ce voile sur ses yeux. Tout de lui ne me semblait plus être qu'un masque qui tombait en morceaux totalement en se souvenant du passé. S'il y avait bien une chose qu'il détestait, c'était bien qu'on cherche à en savoir plus sur lui, à sa vie avant le pensionnat. Ce ne sont que ténèbres pour lui. Il est bien conscient que beaucoup est connu pire, mais c'était énorme pour lui.
C'est là que j'ai compris à quel point il était sensible et émotionnel. Car il ne pleurait pas pour lui-même, mais pour sa grande sœur, pour tout ce qu'elle avait subit, et que parfois, c'était de sa faute même si ce n'était pas voulu.
Il n'était pas gentil seulement pour ça, c'est vraiment un bon garçon, très social et qui aime être entouré d'amis. Souvent quand il voit une personne seule, il va la voir pour en connaître la raison. Même s'il vaut mieux être seul que mal accompagné ! Rembarré ? Peu lui importe, vraiment. Il reviendra simplement à la charge, encore et encore. Donc oui, il est un peu collant.. Quoique beaucoup en fait ! Mais au final, c'est dur de lui en vouloir.
En plus d'être assez tenace à la tâche, c'est un homme très affectueux et tactile. Sauter sur les gens pour leur faire des câlins surprises, c'est son dada ! Les embrasser de partout, il adore. Coincer le bras de l'autre sous le sien, il aime. Toya est un adorateur des câlins, des bisous, des échanges physiques en général. Le sexe et les combats en font parti ! J'ai eu le temps de le découvrir, mais ce professeur n'est pas tout net ! Enfin.. Il est pervers, et pas qu'un peu. Dans une phrase, toute simple, sans aucun sous-entendu ou double-sens, il est capable d'en trouver à sujet pervers. Mais il n'y a pas que ça ; cela lui arrive plus souvent qu'on pourrait le penser d'appeler des sex-friends, d'aller draguer un peu n'importe qui qui lui plait un peu. Même des élèves, mais il fait très, très attention. (Mauvais professeur, huhu) Dans les moments où il fait ressortir sa perversité plus fortement qu'à l’ordinaire, son regard change un peu, il est plus intense, plus féroce, bestial, mais cela ne l'empêche pas d'être toujours doux. Puisqu'après tout, ce jeune professeur est très gentil.
Sauf dans certains instants où il est tout le contraire. En mode sadique, il se fait un plaisir de torturer les autres, autant psychologiquement que physiquement. Faire mal, dans ces moments-là, il adore ça, c'est tellement jouissif pour lui. Faire pleurer, faire crier, c'est bon. Je l'ai pris pour un fou la première fois que je l'ai vu comme ça, puis quand il s'est calmé, c'est à peine s'il ne s'était pas jeté à genoux devant la personne pour s'excuser. Toya est d'un naturel impulsif et il cède plutôt vite à la provocation, puis le regrette plus tard. Parfois dès qu'il se calme, parfois des jours ou même des semaines après le méfait. Le temps qu'il se rende vraiment compte de ce qu'il a fait. Oui, il est un peu lent à la détente !
J'ai remarqué aussi un autre point important chez lui. Lorsqu'il voit qu'une personne ne sera pas bien en restant à ses côtés, qu'il lui sera néfaste, il fait tout pour que la personne le déteste. Il lui dira tout ce qu'elle ne voudrait jamais entendre, il voudra toucher les points sensibles pour qu'elle ne s'approche plus, puis la regardera partir en cachant une nouvelle fois ses larmes.


Histoire.

Le tic tac incessant de l'horloge devrait l'énerver en temps normal, à cause de ce silence lourd. Et pourtant, cela avait un effet apaisant sur lui. Son regard rougeâtre se porta sur le plafond d'un blanc immaculé, et il se demanda comment cela était-il possible. Tous les plafonds ont au moins une saleté ! Mais pas là. Pas dans la salle du psychologue où il avait été convié après une petite crise. Du coup, il se retrouvait là, allongé sur le long fauteuil dont se servait tous les patients qui venaient consulter. Il soupira, et un bruit de gribouillage suivit. Il tourna la tête pour observer celui qui inscrivait toutes sortes de choses dans un calepin. Ce dernier leva le nez pour le regarder aussi, et l'échange débuta :

« Alors ? Avez-vous vécu des moments tragiques ? Marquant ?

- Quelle question. Bien sûr que j'en ai vécu, tout pleins.

- Racontez les moi.

- Tous ? Ça va vous prendre votre après-midi..

- Allez-y tout de suite alors. »

C'est là qu'il a fermé sa bouche, pour un long moment. Il n'a fait qu'écouter ce que le jeune homme lui disait. A vrai dire, ce n'était pas la première fois qu'ils se voyaient lors d'un rendez-vous forcé. Mais d'habitude, il ne disait rien, il attendait que le temps passe, puis sortait sans avoir dis le moindre mot. Mais ce jour-là, c'était différent. Parce qu'aujourd'hui, sa sœur venait d'avoir son premier enfant. Bien sûr, il était heureux pour elle et était certain qu'elle s'en occuperait bien. Le problème, c'est qu'une personne en ait dit du mal. Et c'est là qu'il eut sa crise. Il savait pertinemment qu'il était assez impulsif, mais il ne fallait pas abusé non plus. Et il avait une raison bien particulière de ne pas aimer qu'on dise du mal de sa famille, surtout de sa sœur.
La bouche normalement cousu de Toya s'ouvrit, et il commença par conter son histoire, du début à la fin, pour que le cher psychologue comprenne bien tout. Il appuyait sur certains mots pour lui faire comprendre par la même occasion le fond de sa pensée. Mais il resta calme tout le long, il garda ses bras, croisés, sur son torse, tout en monologuant.

« Il y a vingt cinq ans, j'suis né à Okinawa. Superbe ville, vous trouvez pas ? Enfin bref. Mes parents s'étaient marié deux ans avant ma naissance, mais ma mère avait déjà une fille d'une précédente union. Mon père n'y voyait aucun inconvénient, et tu m'étonnes qu'il en voyait pas ce con.. J'ai vécu tranquillement pendant quatre ans, si on oubliait les coups que mon père mettait à ma sœur, le plus souvent à table, pour rien à chaque fois. Et ma mère, elle ne disait rien. Je ne sais pas si c'était parce qu'elle ne le voyait pas, mais en tout cas, elle n'a jamais rien dit. Ma sœur et moi, on s'adorait, c'est ma meilleure amie de toujours. On jouait tout le temps ensemble et tout. Toujours collés. Puis pendant les grandes vacances, pendant que j'étais en colonie de vacances, dans une famille d'accueil dans une ferme, ma mère et mon père ont divorcé. Quand ma mère me l'a apprit au téléphone, je crois bien que ça m'a rien fait. Même si je savais que je ne le reverrais probablement pas. Pourtant, j'y comprenais pas grand chose à la vie à cet âge là. »

Il s'interrompit un instant, reprenant sa respiration, fermant les yeux, et se remémorant ses longues années lointaines. Toya était tout simplement en train de se calmer, pour ne pas exploser comme il le faisait souvent quand ça touchait ce sujet, tellement délicat à aborder avec lui. Dans sa tête, il se disait que c'était comme écrire un journal intime, sauf qu'il était vocal. Il lui suffisait d'exprimer ses ressentis par la voix, à propos de toute cette histoire.

« Deux ans après, sans avoir revu mon père une seule fois, plus jamais après non plus d'ailleurs et tant mieux, ma mère a rencontré un autre gars. Il avait l'air bien, entretenait une librairie et vivait à l'étage au-dessus de la boutique. C'était certes petit, mais ce n'était pas dérangeant. Quelques mois suffirent à ces deux là pour emménager ensemble. Puis ça a doucement commencé à partir en couilles. C'était le mot ! Ce mec, il était pas net. Oh ça non. C'était un pur taré, alcoolique qui pleurait dans mes bras alors que moi j'avais juste envie de rire en le voyant comme ça. Il était violent. Très violent. Il nous a tous passé au tabac, plusieurs fois, et je crois bien que celle qui s'en est prit le plus, c'est ma grande-sœur. Je n'ai jamais compris la raison de cela. Puis ma mère a eu un autre enfant, une petite fille, toute mignonne. Elle ressemblait à son père, grand et costaud. Franchement, j'espérais que son caractère ne serait pas le même ! Bah, j'ai trop espéré. »

Toya s'accorda une seconde pause. Pas pour se calmer, mais parce que parler autant, c'était pas forcément agréable pour la gorge. Apparemment, le psy' le remarqua puisqu'il lui tendit un verre d'eau. D'un signe de tête il le remercia et bu doucement l'eau, inspirant et expirant un bon coup, pour reprendre là où il s'était arrêté.

« Une année après, ma mère se retrouvait de nouveau enceinte. Cette fois-ci, ce fut un garçon. Mais lui, même s'il ressemblait un peu à son père, il avait les mêmes yeux que moi. A peine né que je l'adorais déjà. Je savais que lui ne serait pas aussi con que son père, et peut-être avais-je encore trop espéré. Comme on était nombreux, on a déménagé dans un plus grand appartement, à Hokkaido, dans une grande tour, au treizième étage, je préfère le préciser, qu'on était haut. Deux trois ans après un moment de paix, sûrement dû aux bébés que ce couillon que je devais appelé "papa" adorait. Mais bien sûr, il y a toujours une fin à toute bonne chose. Cet homme a disjoncté, petit à petit, et c'est nous qui devions en payé les frais. Il insultait ma mère et ma sœur de sorcières, moi j'étais le gentil petit qui ne faisait rien, même s'il lui arrivait de me frapper aussi. Comme la fois où sur mon bulletin, il était marqué que je bavardais, il a retiré la ceinture de son pantalon pour me faire comprendre que je devais la fermer en cours. Puis, il m'a dit de souffrir en silence, c'est là que j'ai commencé à le faire. Il y eut plusieurs embrouilles comme ça avant que ça ne pète totalement. »

Un soupir, long et tremblant, mourut entre ses lèvres. Ses paupières closent tremblotaient légèrement, pendant qu'il contenait la colère en lui, en se rappelant de chacune des crasses que ce connard leur avait fait. Tout ça, c'était pas la joie. Vraiment pas. Le psychologue ne dit rien, peut-être avait-il comprit que Toya se préparait à la suite qui ne lui plaisait pas du tout. La suite de son cauchemar.

« Il était devenu encore plus violent qu'avant. Ma mère prenait de nombreux rendez-vous à l'assistante sociale, elle le faisait dans le dos de son nouveau compagnon, qui sait ce qu'il ferait s'il l’apprenait. C'était un fou après tout. Un jour, elle s'est servit de moi comme prétexte pour aller la voir, comme quoi j'avais un exposé à faire chez une amie, et donc elle m'y emmenait, mais cet enfoiré a voulu y aller avec nous, et insister pour qu'il reste aurait paru louche, alors elle a simulé un appel en plein chemin, genre la grande sœur de mon amie était malade, et donc on ne pouvait pas y aller, bref de la merde auquel il crut aveuglement. C'était un coup de chance ! »

Son corps tout entier commençait à se tendre, appréhendant la suite très peu agréable.

« Et on a fini par devoir le fuir. Il ne tenait plus. Il avait menacé ma mère de nombreuses fois. Il avait dit devant tous les enfants de notre famille qu'il la jetterait par le balcon, et croyez-moi, ça a bien fait son effet, seulement sur moi. Je ne me souviens plus trop de l'âge que j'avais, mais moins de dix en tout cas. Ce jour-là, quand il lui avait dit cela, je dû me rendre à l'école tout seul. Et sur tout le long du chemin, je me suis retourné. Encore et encore. Pour vérifier que la porte-fenêtre menant au balcon était fermée, que cet homme ne l'ouvrait pas pour mettre à exécution sa menace. Et une fois dans la cour de l'école, je me suis effondré en larmes, tellement j'avais peur qu'il le fasse, et que je ne sois pas là pour surveiller. Bien sûr quand je suis rentré, elle était toujours là, et en parfaite santé ! »

Sur ces mots, il sourit de soulagement. Il aimait beaucoup trop sa mère pour la laisser se faire tuer. Personne n'avait le droit de porter la main sur elle. Seulement, il ne pouvait encore rien faire contre ceci, il était trop petit, trop faible, et trop peureux. Son récit reprit.

« Donc comme j'allais le dire, on a fuit, quelques mois après ça. Ma mère est venue me chercher à l'école, ma maîtresse de CM1 et de CM2 aussi en fait, était au courant de toute cette histoire, tout comme le directeur, à cause de mes crises et tout cela. Je me souviens, l'avoir vu presque affolée, à l'entrée de l'école, des sacs dans le dos et les bras occupés par mon petit-frère. Ma grande-sœur tenait la main de ma petite sœur tout en portant deux sacs. J'en ai pris trois, et nous sommes partis. En train, on a fait le tour du Japon au moins. On s'est arrêté à plusieurs hôtels, on restait dans un maximum deux jours. Puis on a finit par revenir, une fois que cet enflure a dit qu'il prendrait des médicaments. Il l'a fait. Mais pas longtemps. Vers la fin de ma dernière année de primaire, on a déménagé, ma mère, ma grande sœur et moi. Les deux adorables poupins avaient été laissé à ce dégénéré après un procès pour savoir qui aurait la garde. Nous ne les verrions que le week-end. »

La couleur du sang refit son apparition quand il ouvrit les yeux. Sa main se posa sur ceux-là, comme pour cacher quelque chose. Il se mordit la lèvre inférieur fortement, mais pas assez pour la fendre. Il soupira plusieurs fois. Il inspira, et expira plusieurs fois aussi. Et il se calma. Mais sa main resta sur ses yeux, sûrement refermé. Ce qui allait suivre avait l'air de le faire souffrir. Mais il était résolu à parler, pour ensuite être en paix. Puis tout raconter, ça avait du bon, il décompressait, même s'il ne pleurait pas, même s'il ne criait pas, pour tout évacuer.

« On est resté tranquille après ça. Du moins ma famille. Moi c'était une autre histoire. J'ai un peu fait le con, même beaucoup en fait. A quatorze ans, j'ai été dépucelé. Pas par envie, et pas avec une jolie fille. Haha, ce sont des sales types qui m'ont attrapé, puis m'ont emmené dans le gymnase, à une heure où y'avait plus personne. Puis ils sont tous passés sur moi. C'est joyeux pas vrai ? Bah ils m'ont traité de pute, puis peut-être que quelque part ils avaient pas tort. J'suis resté une putain pendant trois ans. Puis c'est là que je l'ai appris, et que je me suis repris. »

Sa main retomba le long de son corps sur le fauteuil incliné. Il resta silencieux un instant, luttant pour ne pas se mettre à pleurer comme il le faisait chaque fois qu'il y repensait. Et Toya se redressa, il s'assit, se tourna vers son interlocuteur muet. Ses coudes rencontrèrent ses genoux où il s'appuya, et posa ensuite son menton contre ses mains jointes. Son regard balaya la salle un court instant, juste comme ça. Enfin, ses lèvres s'ouvrirent de nouveau, pour la suite, et peut-être la fin de son histoire.

« Un jour, tout à fait par hasard, par le biais d'un papier administratif, j'ai appris ce qu'il était arrivé pendant le procès de divorce de ma mère et mon père. Cela fait 7ans maintenant, mais mes sentiments n'ont pas changé vis à vis de ça. Dedans, il y avait écrit que mon père, mon géniteur, avait "agressé sexuellement" ma grande-sœur pendant notre cohabitation. Pour faire plus simple, ce salaud qui m'a conçu, est un pédophile. Ça m'a fait un choc de l'apprendre, que je me suis mis à pleurer en pleins cours, c'est risible, vous ne pensez pas ? Qui sait, peut-être qu'inconsciemment, je le savais dès le départ, c'est pour ça qu'il ne m'a jamais manqué ni quoique ce soit. J'avais seize ans à ce moment-là, bientôt dix-sept en fin d'année. Depuis que je l'avais appris, je ne pouvais plus regarder ma sœur en face. Après tout, je suis le fils de celui qui l'a touché, souillé. J'en ai tout de même parlé avec ma mère. Elle m'a avoué qu'il s'était remarié après ses quatre années de prison, et qu'il avait deux enfants. Sérieusement, je les plains. J'ai fait de nombreuses dépressions à cause de ça, pendant quelques années, je crois jusqu'à mes vingt ans, puis quand mon meilleur ami m'a parlé du pensionnat Phoebe, je crois que j'ai direct fais mes valises pour y aller. Ma mère était d'accord, elle disait que j'avais besoin d'air. Du coup, ça fait quatre ans que je suis là. Et venir ici m'a fait beaucoup de bien. J'ai pu décompresser, et finalement trouver le job de mes rêves. Au moins, depuis mon arrivé, il ne m'est pas arrivé de super couilles, alors je vais bien. Mes petites crises sont dues à ceux qui me parle de pédophilie, de père, de comparaison entre père et enfant, ce genre de choses. Je ne le supporte tout simplement pas. »

Et c'est ainsi que se termina son récit, l'histoire d'une longue vie mouvementée. La vie du professeur d'histoire, Toya Hanabusa.
Une fois cela dit, il quitta le siège et commença à s'en aller. Il attrapa la poignet de la porte, la tourna et l'ouvrit seulement de moitié. Il se tourna vers le psychologue qui n'avait dit mot, avec un petit sourire.

« Je sais que vous vouliez savoir seulement les évènements marquants, seulement toute ma vie est marquante pour moi. A la prochaine ! »

C'est sur ses délicieux mots qu'il sortit de la salle, et se dirigea vers le réfectoire parce que son ventre le travaillait depuis un moment..




MINI-RP

Un froissement se fit entendre dans la petite salle. Puis un second. Et encore un. Les mouvements se sentaient désordonnés, la personne était un peu stressé par ce nouveau jour. A vingt quatre ans et demi, Toya Hanabusa allait devenir professeur. Bien qu'il s'y soit préparé des jours à l'avance, c'était plus dur quand c'était le jour J. Alors maintenant, devant sa glace, il n'arrêtait pas de changer de veste, puis de chemise, de pantalon qui n'allait plus avec le reste, et puis la cravate aussi. Un moment il la serra un peu trop et manqua de peu de s'étouffer d'une façon très idiote. Il prit une grande inspiration avant d'expirer tout doucement. La pression baissa d'un cran. Ce n'était pas la mer à boire en même temps. Il lui suffisait du premier jour pour bien se mettre pour la suite. Il voulait faire bonne impression, mais s'il y allait aussi nerveux que ça, ça n'allait pas aller. Tout au final, il opta pour un costume beige avec une cravate noire et une chemise blanche. Simple, parfait, tout comme lui.
Il avait déjà retenu la salle. Après tout, il avait déjà passé quatre ans dans ce pensionnat, il connaissait le lieu comme sa poche. Il pourrait s'y balader les yeux fermés ! On lui avait dit la classe, il l'avait retenu, avait visualisé dans sa tête le chemin a emprunté pour s'y rendre, puis avait imaginé la salle, lui dedans, devant un tas d'élèves. Au début, c'était un peu gênant, puis il a finit par prendre goût à ce qu'il voyait. Enseigner ce qu'il aimait le plus, c'était si merveilleux qu'il en oublia sa nervosité. Et il entra dans la salle, et se dirigea droit vers le tableau.
Tournant le dos à la salle où il n'y avait aucun bruit, ou presque, il prit possession d'une craie, et écrit au tableau son nom en grand, pour qu'ils le connaissent tous. Il s'était retourné, et avec un grand sourire bienheureux, s'était exclamé :

« Enchanté mes chers élèves ! A partir d'aujourd'hui, nous allons travailler ensemble. Faisons de notre mieux ! »

C'était peut-être un peu vieux jeu, mais cela en amusa quelques uns, et le professeur ne manqua pas d'y rajouter une blague - au passage, pourrie. Et une bonne ambiance s'installa dans la classe, ce qui mit de bonne humeur le nouveau professeur dont toute trace de nervosité avait disparu.
Le cours se déroula finalement correctement. En même temps, il avait pratiquement tout préparé à l'avance. Même les livres qu'ils allaient utilisés, il s'était arrangé pour qu'ils soient entreposés dans sa salle, dans un placard au fond. Il commença avec légèreté, pour ne pas effrayer ses nouveaux étudiants. Mais en fait, à la fin, il l'avait fait.. C'était inévitable, et affreusement amusant !
Pendant qu'il lisait un passage sur la construction d'un monument historique de Rakuen, un élève avait jeté une boulette de papier, en direction de la poubelle, qu'il loupa magistralement. Ce qui eut pour effet de faire rire la galerie, qui le coupa donc pendant sa lecture qu'il jugeait beaucoup plus intéressante que cette boulette ! Alors il s'était approché de l'élève, avec un sourire collé sur le visage, s'était accroupis au point de pouvoir toucher le sol de ses mains, puis de ses doigts dessinant quelque chose sur le sol. Toya sentit le regard de ses élèves, sûrement intrigué qu'il fasse cela. Puis il se releva, et retourna devant le tableau, poursuivant enfin sa lecture qu'il trouvait vraiment passionnante.
L'élève se leva brusquement, les yeux grands ouverts, et se dirigea tout droit vers la poubelle, il se baissa, tel un robot, ramassa son déchet, et le jeta correctement avant de retourner à sa place, comme si de rien était. Le professeur Hanabusa souriait, d'une étrange façon, presque sadiquement, alors que maintenant que l'élève était à sa place, il tremblait, et avait des sueurs froides. Il commença à prendre la parole, maladroitement, qu'on n'en comprit rien. Et il se mit à hurler, essayant de comprendre pourquoi il avait fait ça, alors qu'il ne le voulait pas. Il disait ne pas pouvoir contrôler son corps à ce moment là. Son cher professeur vint donc à sa rescousse :

« La prochaine fois, tu demanderas à te lever pour jeter tes papiers, ou alors tu attendras la fin de l'heure ! Je n'aime pas utiliser mon don juste pour ce genre de bêtise.. »

Bizarrement, l'élève prit ses jambes à son cou et sortit de la salle, sans ses affaires. Hanabusa le regarda, comme s'il était surpris d'une telle réaction. Tous les étudiants le dévisagèrent pendant qu'il riait avec légèreté.

« Bon, on continue ? »

Termina-t-il en fermant la porte doucement, continuant ainsi son premier cours, qui était très amusant. Cela promettait pour la suite ! Quelle réputation cela allait-il lui donner ?





PETIT ÊTRE DERRIÈRE TON ORDI.

Prénom/pseudo : DIEU 8D
Âge : Sept ans plus jeune ! xD
Comment as-tu découvert ce forum ? : Les murs ont des oreilles je crois °°
Qu'en penses-tu ? : Bah ! Il est plus que magnifique !
Une remarque ? : Aucune chef !
Preuve de lecture du règlement :


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Lemon J. Ericson

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Admin intransigeant & Surveillant psychopate s'aimant énormément ♥

MessageSujet: Re: Toya Hanabusa ~ 100%   Jeu 18 Oct - 4:14

Bienvenue le Mooorse :)
Quelle longue fiche ça semble être vue de mon portable O.o
Ouais, bon, j'l'ai pas lue ... Prête que je le ferais ... Ou pas xD

_____________

Haru ♥
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Alone Swarch

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MessageSujet: Re: Toya Hanabusa ~ 100%   Jeu 18 Oct - 20:01

Flemmard.
Pour ma part, j'ai lu l'histoire qui me convient. Le reste est a voir, mystère mystère o/.

_____________

Spoiler:
 

Reira, I love you ♥️
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Pampa Kaktu

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Petit Kaktus ♥
Petit Kaktus ♥

MessageSujet: Re: Toya Hanabusa ~ 100%   Ven 19 Oct - 11:57

TOYA ! :3

Je t'aime déjà, et j'aime aussi mes contraires (les gens qui font de très très très très très... long rp)

Je veut rp avec toi, et ton don aussi :3

_____________
merci Lyssouille :3

Ma couleur que je prend : Teal

Quand on est quelqu'un comme Alone, on risque de faire des trucs chelous, comme ça par exemple :
Spoiler:
 
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Toya Hanabusa

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MessageSujet: Re: Toya Hanabusa ~ 100%   Sam 20 Oct - 7:37

Merci à vous !
Mon histoire n'a rien d'extraordinaire, ce n'est que la vie d'un simple professeur !
Ce sera avec plaisir petit cactus :3
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Toya Hanabusa

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MessageSujet: Re: Toya Hanabusa ~ 100%   Sam 27 Oct - 7:40

Petit up o/
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Logan Connors

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MessageSujet: Re: Toya Hanabusa ~ 100%   Sam 27 Oct - 9:06

Ne soit pas impatient ! Le staff est jamais là quand on a besoin de lui doit être occupé ! Pour Logan, j'ai du patienter des plombes... T’inquiète, ça arrive :3

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FAN CLUB DE LEMON /o/

Citron ♥:
 


Je m'aime ♥:
 
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Toya Hanabusa

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MessageSujet: Re: Toya Hanabusa ~ 100%   Sam 27 Oct - 12:24

Je m'en doute bien, je ne n’impatiente pas, je veux juste être sûr que l'on ne m'oublie pas ~
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Lemon J. Ericson

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Admin intransigeant & Surveillant psychopate s'aimant énormément ♥

MessageSujet: Re: Toya Hanabusa ~ 100%   Sam 27 Oct - 16:53

Ouais, ouais, pardon !


BIENVENUE !

Eh oui, eh oui, tu es maintenant validé !

Avant de commencer à rp, il te faudra faire plusieurs choses : Tu devras tout d'abord aller recenser ton Don, puis faire de même pour ton avatar. Et ensuite, il faut que tu passes faire une demande de chambre, pour ne pas finir SDF ! Si tu veux un colocataire en particulier, n'hésite surtout pas à prévenir.
Ensuite, tu pourras aller faire une demande de tatouage, mais seulement si tu n'as pas de Don de naissance (puisque si tu as un Don de naissance, tu n'as pas besoin de tatouage pour l'activer). Tu pourras aussi faire une demande de rp. Tu trouveras forcément ton bonheur, il y a pleins de membres actifs qui n'attendent que l'arrivée de petit nouveau pour s'amuser avec eux. o/ Et n'oublie pas que, si tu es un nouvel arrivant, il faut passer par le hall d'entrée (mais tu peux faire sous forme de one shot). N'hésite pas non plus à intégrer un club (trois, maximum) que tu pourras retrouver ici. Par contre, si tu ne trouves pas ton bonheur, tu peux en créer, il n'y a aucun problème là-dedans, bien au contraire !



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Haru ♥
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Toya Hanabusa

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MessageSujet: Re: Toya Hanabusa ~ 100%   Sam 27 Oct - 19:08

Merci :D
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Toya Hanabusa ~ 100%

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