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 Le journal intime de l'héritier de la meute Vilkas

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MessageSujet: Le journal intime de l'héritier de la meute Vilkas   Mar 6 Mar - 17:59


Yéri

Vilkas


My identity



Qui suis-je ?
• Nom : Vilkas

• Prénom : Yéri

• Surnom : Yérik

• Age et date d'anniversaire : 20 ans le 03/08

• Sexe : Masculin

• Orientation sexuelle : Hétéro

• Lieu de Naissance : Territoire de la Meute Vilkas

• Famille Biologique : Les dominants de la meute Vilkas

Mon dossier de pensionnaire

• Race : Yajuu Okami

• Rang : Élève

• Classe : Études supérieures

• Poste : Surveillant

Mon Don

• |Cauchemar réel| •
• Description : Ce don me permet de matérialiser physiquement les pires phobies et les pires cauchemars d'autrui. J'entre dans une sorte de transe et je matérialise votre pire cauchemar. Ces matérialisations restent sous mon contrôle et ne servent généralement qu'à terroriser. Néanmoins, il demeure un risque particulièrement dangereux. Si jamais je perd (volontairement ou non) le contrôle de mes matérialisations, ces dernières deviennent libres de leurs mouvements. Votre pire cauchemar pourrait bien s'en prendre directement à vous et cela pendant toute la durée de ma transe.

• Avantages :
- Tout être vivant possède des phobies et des cauchemars
- Personne ne peut échapper à ses phobies et ses cauchemars
- Personne ne peut résister à ses phobies et ses cauchemars
• Inconvénients :
- Utilisation impossible sur un Neko
- Peut échapper à son contrôle si l'utilisation est trop longue ou sous le coup de la colère
- Ma vulnérabilité physique pendant ma transe
- Don particulièrement dangereux

My History



Mon histoire




¤ Naissance du "Monstre"

Il y a maintenant vingt ans, naquit Yéri Vilkas, héritier de la meute Vilkas. Voici son histoire :

Notre histoire commence en 1783. Un an après l'arrêt de la chasse aux sorcières, les humains s'ennuyaient. Ils devaient trouver une nouvelle proie à chasser pour assouvir leur cruauté sans limites. Brûler des êtres vivants, observer le noircissement progressif de leur peau, humer la délicieuse odeur de viande trop cuite émanant du bucher, c'était de l'histoire ancienne. Il était temps de faire place à plus de fantaisies. Mais, avant de penser à la cuisson, il fallait trouver le morceau de viande. Ce dernier ne tardait à être trouvé. Des êtres humains possédaient la merveilleuse capacité de se transformer en animaux. Nommés Yajuus, ils furent rapidement pris en chasse par ces monstres assoiffés de sang, que l'on nommait "homme". Cette race était vouée à sa propre extinction, que ce soit par directement par les armes ou par son exploitation démesurée des ressources naturelles.

Les Yajuus désignés, la chasse pouvait commencer. Tortures, meurtres, tel était le quotidien de ces êtres aux pouvoirs extraordinaires. La plupart de ces êtres étaient pacifiques, inoffensifs. Cependant, parmi eux, se cachaient des Yajuus beaucoup plus dangereux. Malgré leur infériorité numérique et matérielle, ces Yajuus comptaient bien lutter pour leur survie. Rendant coup pour coup, montant aux créneaux, organisant des contre-attaques meurtrières, ces Yajuus revendiquaient leur existence. Ces Yajuus se nommaient Okamis, Chiitas et Hyous. Les Okamis se réunissaient en meutes, en familles du même nom. C'est de ces réunions qu'ils tiraient leur force. Parmi ces meutes, une en particulier se détachait. La meute Vilkas avait rapidement acquit une certaine réputation. Impitoyables, hostiles, voici les adjectifs qui revenaient le plus souvent quand on parlait de cette meute.

Les affrontements continuaient et les rangs des Yajuus diminuaient dangereusement. L’extinction semblait proche. C'était sans compter sans ce jour béni du XIXe siècle. Du jour au lendemain, les Yajuus se réveillaient dans un monde nouveau, identique à celui des hommes. Ces créatures malfaisantes n'étaient plus. Seuls restaient les Yajuus. Rakuen venait de naître. Une paix durable semblait pouvoir s'installer mais, c'était sans compter sur la meute Vilkas. Ces Okamis qui ne connaissaient que la guerre, qui possédaient une soif infinie de sang ne pouvaient accepter cette paix. Ils furent les premiers à engager les hostilités et à attaquer ouvertement les Usagis. La guerre venait de reprendre...

Le trois août 1990, naquit Yéri Vilkas, héritier de la meute Vilkas, fils des dominants Vilkas. Successeur désigné de la redoutable meute, son éducation devait être rigoureuse , plus que pour tout autre enfant Vilkas. Mais, c'était sans compter sur le caractère du jeune Yéri. Rebelle à souhait, il prétendait développer une conception personnelle de la vie qui prévalait sur celle que l'on souhaitait lui imposer. Usant ses parents autant que ses éducateurs, Yéri s'éloignait progressivement de la place qui devait être la sienne. Des rumeurs commençaient à circuler. La domination actuelle du nom Vilkas ne faisaient aucun doute. Personne n'osait la remettre en question. Néanmoins, qu'en serait-il le jour ou le jeune Yéri hériterait de la place de ses parents ? Ce jeune Okami qui préférait la solitude à la compagnie des enfants de son âge pourrait-il prendre la tête de la meute ? Ce petit individu froid et distant avait-il la carrure pour assumer sa place ? Les rumeurs nourrissaient les inquiétudes et attisaient la convoitises des prétendants. Néanmoins, un événement majeur allait se produire. Un évènement qui allait changer à jamais la réputation du jeune Yéri...

Dans sa dixième année, Yéri coulait des jours paisibles, seul, loin des enfants de la meute qui s'évertuaient à tester leur force. Toute la meute connaissait le rituel quotidien de l'héritier. Ce dernier partait seul dans la forêt à une heure précise et revenait trois heures plus tard, sans que jamais l'on ne sache ce qu'il y faisait. L'éducation du jeune Yéri était désastreuse. Les éducateurs s'épuisaient un par un pour lui faire entendre raison mais, la tâche était vaine. Yéri avait développé sa propre conception de la vie, défini ses principes et déjà tracer son chemin. Le seul domaine pour lequel les éducateurs ne se fatiguaient pas avec lui était l'art du combat. Yéri excellait dans ce domaine, ajustant ses mouvements avec précision que ce soit avec des armes ou à mains-nues. Néanmoins, Yéri se contentait d'entraînements, refusant catégoriquement un combat digne de ce nom, que ce soit avec un éducateur ou un autre élève. La réputation de l'héritier se dégradait de plus en plus et la confiance des prétendants s’intensifiait de jour en jour. Les parents dominants de la meute ne pouvaient préserver indéfiniment leur enfant, même s'il s'agissait de l'héritier. Tout enfant Okami devait faire ses preuves, sous peine de perdre sa place dans la meute. Ce fameux jour arriva...

Un jeune Okami à peine plus âgé que Yéri du nom de Yarik, redoutable combattant, décidait finalement de provoquer l'héritier en duel, afin de prétendre à l'héritage de la meute. Le jeune Yéri devait répondre favorablement à cette demande, c'était la loi. Cependant, l'heure précise de son activité quotidienne sonnait et l'héritier se dirigeait naturellement vers la forêt. Le duel avait été lancé. Peu importe si l'un des deux combattants refusait le combat, le duel allait avoir lieu. Furieux, le jeune Okami s'empressait de suivre l'héritier dans la forêt. Trois heures plus tard, le jeune Yéri revenait de son rituel mais, Yarik manquait à l'appel. L'héritier ne souffrait d'aucune blessure, d'aucun signe qui pouvait indiquer qu'il y avait eu affrontement. Personne ne pouvait obtenir de l'héritier une seule information concernant le sort du jeune Yarik. Des recherches étaient rapidement entreprises et finalement, au bout de quelques heures, le redoutable combattant était retrouvé, tremblant et sanglotant, baignant dans une flaque d'urine.

La nouvelle fit rapidement le tour de la meute. Tout le monde se demandait ce qui avait bien pu se passer dans la forêt ce jour-là. L'un des plus violents combattants de la nouvelle génération avait été réduit à l'état de loque, sans même avoir échangé un seul coup, par le jeune héritier à la si mauvaise réputation. On s’interrogeait, on chuchotait mais, surtout, on se méfiait. Plus personne n'osait défier l'héritier, de crainte de finir comme le jeune Yarik. Malheureusement, l'âge de la majorité approchait. L'héritier allait devoir faire ses preuves en combat singulier...

¤ Rite de passage

Le fameux jour venait d'arriver. Aujourd'hui, j'avais seize ans. L'heure était venue pour moi de revendiquer ma place au sein de la meute Vilkas. Mon statut d'héritier dépendait de l'issue de cette journée. Je devais asseoir ma domination sur la meute, par tous les moyens. Mon premier coup d'éclat avait déjà provoqué le doute chez bon nombre de ces moutons. La peur était un excellent moyen pour obtenir le respect. Mais, cela n'était pas suffisant. J'allais encore une fois devoir mettre au pas tous ces rebelles. Le nom Vilkas devait demeurer à la tête de la meute. Je devais demeurer à la tête de la meute. Qui pouvait à cet instant prétendre le contraire ? Ces quelques combattants ? Non. Leur simple présence était déjà une insulte. Personne ne devait se dresser face à moi...

Toute la meute était réunie. Une petite clairière dans la forêt avait été choisie en guise d'arène. La terre faisait office de sable, laissant sa couleur orangée varier au gré des flammes des dizaines de torches encerclant l'arène. La pleine lune faisait valoir ses droits de souveraine sur les milliers d'étoiles qui illuminaient le ciel, alors que le dominant s’avançait au centre de la clairière. Un silence de mort régnait autour de l'arène, à peine perturbé par le crépitement des torches. Le dominant de la meute Vilkas allait prendre la parole.

"Okamis de la meute Vilkas, nous sommes réunis ici cette nuit, dans cette arène, pour le rite de passage de l'un de nos enfants. Conformément à nos lois, il devra triompher de trois de nos meilleurs combattants de la génération précédente, afin de rejoindre nos rangs. S'il échoue, que la honte s'abatte sur lui et que le souvenir de sa défaite le hante à jamais. L'exil sera son châtiment."

Le dominant écartait brièvement les bras et le cercle d'Okamis s'ouvrait en deux endroits opposés.

Les Okamis devant moi s'écartaient pour me laisser place. L'heure était venue de légitimer ma place au sein du clan Vilkas. J'avançais lentement vers le centre de l'arène, laissant la lumière des torches danser sur mon corps. Je vérifiais une énième fois le placement de mes serpes. Mes armes avaient soif de pouvoir, de domination. Je me faisais d'avance une joie de pouvoir l'étancher. Le sang allait couler sur le sable de l'arène, c'était une certitude. Trois jeunes Okamis avançaient face à moi. Chacun d'eux disposait d'une arme tranchante, menaçante ,qui semblait me défier. Je m'arrêtais à un mètre du dominant, face à ces trois moutons qui s'imaginaient déjà obtenir ma place d’héritier. Le regard lourd et pensant de mon père se posait sur moi. Je prenais soin de ne pas croiser son regard, pour le moment...

"Choisis ton premier adversaire."

Je plongeais mon regard dans celui de mon père, sans ciller. Mon premier adversaire ? Chacun de ces moutons était faible face à moi. Je n'étais pas n'importe qui. J'étais Yéri Vilkas, héritier de la meute Vilkas. Aucune de ces loques n'était digne de m'affronter. Néanmoins, je devais prendre une décision.

"Tous..."

Le regard de mon père changeait instantanément. Le dominant attendait une autre réponse. Je soutenais le regard de mon père, avant de reprendre en haussant la voix :

"Tous."

Des murmures s'échappaient de l'assistance. Je fixais d'un regard menaçant chacun de mes opposants en souriant sadiquement, avant de prononcer une ultime fois :

"Tous."

Je pouvais sentir la colère qui émanait de chacun des Okamis qui me faisaient face. Ils ne supportaient d'être ainsi rabaissés, humiliés devant toute la meute. Le combat s'annonçait féroce. C'était exactement ce que je voulais. Mon père reculait pour rejoindre l'assistance. Je reculais de quelques mètres comme mes trois adversaires. Il ne manquait plus qu'un geste pour que le combat commence. Je me munissais de mes deux serpes, baissant la tête vers le sol. Le signal était donné. Les trois Okamis se ruaient sur moi. La distance nous séparant diminuait dangereusement. Quelques courtes secondes plus tard, les armes des combattants s'abattaient sur moi...

Je relevais la tête en un éclair. J'avançais au milieu des armes qui s'abattaient sur moi, faisant danser mes serpes qui paraient les premiers coups avec une précision chirurgicale. Un instant plus tard, mes adversaires se retrouvaient derrière moi. Je faisais face à l'assistance, tournant le dos à mes opposants qui n'avaient pas réussis à me toucher. Je me retournais lentement, faisant face aux jeunes Okamis qui réalisaient difficilement leur échec. Je souriais sadiquement en les défiants du regard.

"Bande de larves. Vous êtes égaux à vous-même."

La haine se faisait sentir au sein de mes opposants. Les visages étaient déformés par la colère. Sans hésiter, ils se jetaient une nouvelle fois sur moi. Les coups étaient précis et violents. Je parais, parais et parais encore, repoussant chacune de leurs offensives. Les armes s'entrechoquaient, sans jamais rencontrer la chair. Au bout de quelques minutes de mêler plus tard, je repoussais violemment deux de mes adversaires, avant d'abattre une de mes serpes sur le dernier, lui tranchant net un doigt. Une nouvelle fois, le silence se faisait. L'Okami amputé gémissait légèrement, alors que je croisais les regards haineux des deux autres. Je souriais une fois de plus, comptant les gouttes de sang qui tombaient sur le sable de l'arène. Mais, des mots, de simples mots venaient troubler ma jouissance.

" Alors, tu t'amuses futur exilé ? Personne ne veut de toi comme héritier. Tu es aussi digne d'être à la tête de la meute que tes faiblards de parents."

Une poussée d’adrénaline montait instantanément dans mon organisme. Une bouffée de haine venait obscurcir mon esprit. Mes deux mains tremblaient, alors que mon regard devenait plus noir que l'ébène. Cette larve venait de remettre en cause ma légitimité, la légitimité de mes parents, la légitimité du nom Vilkas. Je respirais rapidement, contenant difficilement la pression de ma colère. La sentence pour cet affront ? La mort. Écartant les bras, je hurlais pour évacuer ma rage meurtrière. Mon hurlement résonnait dans toute la forêt et faisait frissonner certains membres de l'assistance. Je reposais mon regard noir sur mes trois victimes. Un seul mot résonnait dans mon esprit : "mort, mort, mort..."

Je fondais sur mes adversaires. Mes serpes entamaient une danse funèbre, percutant les armes des opposants avec une violence inouïe. Une minute s'écoulait et deux des Okamis gisaient sur le sable de l'arène. L'un avait le bras tranché, laissant apercevoir les veines et les artères qui se vidaient de leur sang. Le bougre ne pouvait décemment observer le spectacle, une plaie béante lui traversant le visage. L'autre, retenait ses boyaux qui s'échappaient de son torse, éventré, avec l'unique main dont-il disposait à présent. Le dernier Okami debout portait une main à son épaule ensanglantée et tenait avec fébrilité son épée. Du sang, du sang et encore du sang. A chaque goutte qui s'écoulait, un frisson jouissif me parcourait le corps. L'heure de la mise à mort venait de sonner. Non. La fin était encore trop douce pour ces larves insignifiantes. Ils méritaient une mort douloureuse, infiniment plus douloureuse. Sans hésiter, je fermais les yeux. Mon don entrait en action. Quelques secondes s'écoulaient. Le dernier Okami debout profitait de ce court laps de temps pour se ruer sur moi mais, il était trop tard. Les flammes des torches vacillaient, l'atmosphère se rafraîchissait. Alors que j'ouvrais les yeux, trois ombres apparaissaient à mes côtés. Les ombres se distinguaient. Un serpent monstrueux et gigantesque, une araignée aux terrifiantes mandibules aussi grande que le reptile et enfin la mère du dernier Okami debout se matérialisaient devant moi. Mon visage était effrayant. Je semblais être en transe, le regard vide. Alors que l’effroi s'emparait de l'assistance, les deux animaux matérialisés se jetaient sur leurs victimes agonisantes. Les deux Okamis hurlaient de frayeur, autant que leur permettait leurs poumons. Le dernier Okami debout avait le visage pâle. Sa défunte mère se tenait devant lui, à moitié rongé par les vers et tenant un poignard dans l'une de ses mains. L'esprit obscurcit par la haine, je contrôlais ces matérialisations mais, un mot résonnait encore dans mon esprit. "Mort, mort, mort..." Dans un souffle, je prononçais :

"Mort..."

Le contrôle de mes matérialisations m'échappaient. Le reptile plantait ses crocs dans le corps de l'Okami sans boyaux. L'araignée sectionnait la tête de l'amputé avec ses énormes mandibules. Le dernier Okami debout observait le spectacle, tremblant de tous ses membres. Soudain, il ressentait une vive douleur au niveau de son torse. Tournant lentement la tête vers sa défunte mère, il se retrouvait face à son visage rongé par les vers, à ses yeux blancs vitreux et aux asticots qui s'écoulaient de ce qui restait de sa bouche. Une seconde plus tard, l'Okami s'écroulait, le visage grimaçant d'effroi. Mais, le spectacle ne s'arrêtait pas là. Les matérialisations avançaient dangereusement vers l'assistance. Un mouvement de panique s'emparait de la meute, alors que les torches s'éteignaient une par une. Rien ne semblait pouvoir arrêter ces créatures cauchemardesques. Mes yeux devenaient entièrement rouges et leur contour, aussi noir que l'ébène. Le contrôle de mes matérialisations m'échappait complètement. J'étais entièrement en transe, en transe meurtrière et sadique. Cependant, au milieu de cette panique, s'élevait une voix, un hurlement de colère.

"Yéri, stop !!!"

Une seconde plus tard, mes matérialisations disparaissaient. Mes yeux retrouvaient leur couleur naturelle et je sortais de ma transe. Je m'écroulais instantanément, rencontrant enfin le sable de l'arène. Je respirais rapidement et mes membres ne réagissaient plus. La paix revenait dans la clairière mais, la terreur était omniprésente au sein de la meute. Je gisais sur le sol, au milieu de la forêt, entouré de ces cadavres mutilés. Le monstre venait de gagner sa légitimité au sein de la meute Vilkas...

¤ Conséquence et exil

La terreur venait de s'emparer de la meute. On connaissait l'existence de dons que possédaient certains Yajuus à leur naissance mais, l'on n'avait encore jamais vu un don semblable dans tout Rakuen. L’héritier venait d'exterminer trois combattants, sans souffrir de la moindre égratignure. Les trois Okamis gisaient au sol, dans des mares de sang, une expression d'horreur sur le visage. Nul ne pouvait se douter qu'un tel monstre se cachait derrière le jeune Yéri. L'affrontement n'était à la base, pas un combat à mort mais, l'héritier avait perdu le contrôle de son don. Toute la meute était sous le choc. Une réunion des familles s'imposait. L'héritier restait l'héritier. Sa place en tant que tel ne pouvait plus être contesté. Cependant, Yéri représentait à présent une menace pour la meute. L'exil était la seule et l'unique solution. Un pensionnat venait tout juste d'ouvrir ses portes. Sa fondatrice prétendait pouvoir apporter une éducation et un logement à ses pensionnaires. Yéri y allait être exilé afin d'apprendre à contrôler son don mais, également pour y passer les sept prochaines années, en attendant sa réintégration au sein de la meute. Un nouveau foyer, une nouvelle communauté, un nouvel environnement. Les années s'annonçaient longues et ennuyeuses.

Cependant, contre toute attente, Yéri trouvait sa place dans le pensionnat, malgré sa réputation qui le devançait. Élève brillant, froid et solitaire, il gravissait les classes une par une, avant de se retrouver au sommet. Achevant son cycle D, Yéri débutait ses études supérieures, bénéficiant en complément d'un poste de surveillant dans le pensionnat. Il ne lui restait plus que trois ans avant de retrouver sa meute. Néanmoins, Yéri nourrissait un certain attachement envers ce pensionnat. De plus, il devait encore être gardé sous surveillance, tant qu'existerait le risque d'une nouvelle perte de contrôle. L'éducation de Yéri était loin d'être achevée...


Mon caractère




D'un naturel calme et froid, je dispose d'un caractère unique, dont je laisse croire la dualité. Du parfait ami autant que du pire ennemi, seule mon attitude change. Sadique à mes heures, narcissique discret, calculateur, intelligent, il ne vaut mieux pas se dresser face à moi. Néanmoins, j’admets une certaine tolérance envers les personnes à qui j'accorde ce que l'on pourrait presque qualifier d'affection. Forgé de principes auxquels je donne une importance vitale, je possède ma propre conception de la vie. Je dois sans cesse être contrôlé par les professeurs ou les surveillants, sous peine de céder à mes pulsions exterminatrices, particulièrement quand ma patience laisse place à ma contrariété. Sauvage à souhait, plutôt solitaire, je n'en demeure pas moins responsable et très attaché au poste qui m'a été confié. Mon poste ne me demande d'ailleurs que très peu d'efforts, laissant ma sinistre réputation me devancer (Rapport direct avec son don et son passé). Cela ne me pose aucun problème d'éthique, l'un de mes principes étant de ne jamais avoir de regrets. Je suis un redoutable joueur d’échec et je me vante même de ne jamais avoir perdu une seule partie. J'entretiens également un lien étroit avec la nature, passant des heures assit sur l'herbe ou une souche d'arbre, admirant le paysage. Je joue du violon quand je suis seul.





Spécificités

Jeune homme d'un mètre quatre-vingt-six, je suis grand et mince. Malgré la finesse de ma silhouette, je dispose d'une musculature respectable. De type caucasien, je possède des cheveux noirs me caressant le menton en carré plongeant. Mes yeux couleur pourpre vous glace généralement le sang, particulièrement quand il vous fixe. Je porte généralement des tenues très sombres avec un costume en queue de pie, des gants en cuir et des bottes montantes. Je possède souvent sous mon costume une chemise mauve, agrémentée d'une cravate couleur vin. Avec cette tenue, le pantalon noir est de rigueur. Je ne me sépare jamais de ma montre à gousset que je glisse dans l'une des poches de mon pantalon.

Sous ma forme animale, je ressemble à un grand loup à épaisse fourrure noire et doté d'yeux rougeoyants. Il se dégage de moi une impression de froid, de découragement et de désespoir. Des griffes acérées, des crocs aiguisés et une allure féroce viennent achever mon allure terrifiante.

Sous ma forme hybride, je conserve mes yeux rouges, mes griffes (mi-longues) et ma queue, ainsi que mes canines de loup.